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Cup ou pas Cap ?

Cup ou pas Cap ?

Il y a presque 3 ans, j’ai arrêté d’utiliser des tampons. Après des années et des centaines d’euros dépensés, j’ai opté pour la coupe menstruelle : LA CUP (tadaaaaa).

Et parce que je me rends compte que beaucoup de femmes autour de moi s’interrogent sur le sujet, j’ai décidé de faire un petit RETEX.

 

Découverte

Croyez-le ou non, c’est un homme qui m’a fait découvrir la cup, et c’est lui qui m’a accompagnée en acheter une. Il avait vu la très amusante (et bien faite) vidéo de Sophie Pierre Pernaut et m’en a parlé. Il y a de ça une petite dizaine d’années, une amie m’en avait parlé, ça n’existait pas en France (ou alors c’était très peu répandu) et sur le coup j’avoue que je n’avais pas du tout été tentée. Puis je l’ai oubliée. Donc quand mon ami m’a dit “quoi ?! T’as pas de cup ?” je suis restée perplexe. J’allais partir pour une semaine de randonnée moto, et l’idée d’aller faire du pendule avec mes tampons usagés dans la forêt ne me charmait pas spécialement, chacune son truc.

 

Questions/réponses

Plusieurs questions se sont alors posées à moi : “quoi ? mais attends ça rentrera jamais ?!” “euh et donc tu la vides comment quand tu peux pas trouver un coin tranquille toutes les deux heures ?” “comment ça s’enlève ?” “ça va déborder ?” bref, les questions classiques, j’imagine.

Il existe donc deux tailles, qui dépendent de la morphologie de chacune (âge, accouchement par voie basse, etc.), et aussi du flux (plus ou moins abondant).

Donc non, si elle est bien mise et que vous avez pris la bonne taille, cela ne fuit pas.

On peut la garder toute la journée (pareil, tout dépend de votre flux), et je trouve que le plus confortable est de la placer sous la douche le matin, et de la retirer sous la douche le soir. Si ça vous dégoûte trop, vous pouvez le faire aux toilettes et la rincer à l’eau froide (pour ne pas faire coaguler le sang, eh oui) dans votre lavabo. Si les toilettes que vous empruntez ne comportent pas d’évier individuel, vous pouvez vous munir d’une petite bouteille d’eau. Mais honnêtement, je n’ai eu que de très rares fois à le faire autre part que dans ma douche, donc ces situations sont restées peu fréquentes pour moi.

 

Pour l’enlever, il faut faire un appel d’air pour supprimer l’effet ventouse de votre cup. Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • glisser un doigt entre la paroi de la cup et votre vagin (oui, c’est le mot, et ce n’est pas un gros mot), et la tirer délicatement vers le bas
  • pincer le bout de la cup tout en la tirant délicatement vers le bas
  • la faire descendre par l’action des muscles de votre plancher pelvien, si vous les maîtrisez bien, tout en la tirant délicatement, et toujours vers le bas (c’est lourd hein ?)

Il faudra de toute façon à un moment ou un autre supprimer l’effet ventouse sinon elle ne viendra pas.

Je vous recommande de faire l’essai chez vous, un weekend ou en vacances, bref quand vous êtes peinarde et que vous n’avez pas prévu de partir faire une randonnée, si possible quand le flux n’est pas au maximum de sa puissance (tout le contraire de ce que j’ai fait, et je n’ai eu aucun problème pourtant).

Je dirais qu’il faut en moyenne laisser à la cup une chance d’au moins 2 cycles menstruels : toutes les femmes ne sont pas égales dans leur rapport à leur corps et certaines ont besoin de plus de temps que d’autres.

Quels sont les réels accidents que l’on m’a raconté ou que j’ai vécu avec la cup ?

Il semblerait que le plus fréquent est celui qui consiste à la faire tomber lorsqu’elle est pleine, je ne vous fais pas un dessin : scène de crime.

Alors oui c’est pas jojo, et si on est chez des amis (ou pire, si on est chez des ennemis, OU PIRE, si on est chez des amis de nos ennemis qui sont en fait aussi nos ennemis et qu’en plus c’est dans notre belle famille, OU ENCORE PIRE, si on est à notre premier jour de travail à la NASA, par exemple), c’est un peu la panique sur le coup. Mais bon un petit coup de papier toilette mouillé (ou encore mieux, une éponge) et hop plus rien à voir, circulez ! Entre nous, je préfère encore cet accident, à celui où l’on retire son tampix et on s’aperçoit, ô rage, ô désespoir, qu’il n’y a pas de poubelle à proximité. On peut prendre la (vilaine) décision de le jeter dans les toilettes et lorsqu’on tire la chasse d’eau, et on peut boucher les cabinets (j’aime cette expression un peu ringarde).

Autre accident possible : on ne fait pas attention au déploiement de la cup (oui car on la plie avant de l’insérer afin qu’elle puisse rentrer plus facilement, et “plop” elle doit s’ouvrir. Oui, PLOP.) et alors là bah… c’est comme si on ne portait rien, avec de surcroît un obstacle qui ouvre la voie vers le monde extérieur, c’est pas la panacée c’est vrai.

Mais c’est tout ! Pas d’autres accidents à ma connaissance (bah si vous en avez d’autres, vous pouvez nous écrire par exemple, ou alors les tagger sur le mur des toilettes de la fac ou du bureau. C’est vous qui voyez).

Alors, comme dirait Maurice Barthélémy des Robins des bois : “c’est moins pire que si c’était plus pire”.

Pour le tuto de “comment l’insérer”, beaucoup de vidéos expliquent très bien comment s’y prendre mais les maîtres mots à retenir seraient pour moi : détendez-vous, ne vous impatientez pas, et n’oubliez pas de respirer (parce que sinon on peut mourir quand on respire pas, c’est scientifiquement prouvé). C’est pour ça que tranquille dans sa salle de bain, c’est quand même plus sympa.

Une fois correctement installée, on ne sent RIEN, et quand je dis rien, je veux dire, on ne peut pas savoir si on la porte ou pas. Je pensais que je ne sentais pas les tampons jusqu’à ce que je découvre la cup. En réalité je sentais la présence des tampons, mais je l’oubliais (un peu comme un string, un appareil dentaire ou un.e collègue agaçant.e : on finit par s’y habituer mais quand y’en a plus c’est vraiment plus confortable).

La cup permet d’aller dans l’eau et faire le grand écart, de dormir nue, de porter des vêtement blancs, de faire une après-midi d’airsoft, 4 heures de danse ou de votre art martial préféré, de partir en rando moto, de faire le Mud day, et même de lire un livre. Et pour répondre à cette question : non, non, et non, elle ne va pas tomber quand vous ferez caca (appelons cela comme si l’on avait 5 ans).

De plus la cup offre cet avantage d’alléger votre stress (charge mental perso ?), car plus besoin de penser à racheter des tampons ou bien à devoir les taxer à la seule femme du service où vous bossez. Cette partie est vraiment salvatrice pour une tête de linotte comme moi qui, par exemple, ne rachète des sacs poubelle que lorsqu’il n’y en a plus et que c’est la m*rde (et p*tain ! Quel est le volume nécessaire déjà ?! Et c’est comme cela que je rentre avec des sacs 50L au lieu de 30, bref).

Doit-on parler de l’absence totale d’odeur désagréable qui n’est franchement pas anodine dans les avantages ? Eh bien oui, si vous êtes une stressée des odeurs, votre vie sera bien plus douce pendant ces moments un peu nazes, il faut bien le dire, que sont les règles.

Pensez bien à la stériliser en fin d’utilisation et avant utilisation, afin de prévenir le développement de bactéries ou germes. Ou alors ne le faites pas, tant pis.

 

Conclure, enfin !

Pour celles qui utilisent déjà une cup, à l’Ouest rien de nouveau dans cet article. Vous êtes probablement déjà conquises pour des raisons peut être différentes des miennes ! Mais pour les autres, j’espère vous avoir éclairé sur ce petit objet, qui vous permet de diversifier les alternatives au tampon et à la serviette hygiéniques.

En fait, c’est une des seules inventions qui a réellement révolutionné ma vie dans le bon sens du terme : écologique, économique, ergonomique, pratique.

Chacune fait ce qu’elle veut en ce qui concerne ses règles et son corps bien entendu, pas de jugement !

Nous tenons à vous rappeler aux dangers des tampons, un documentaire édifiant est d’ailleurs passé récemment sur France 5 (Tampon, notre ennemi intime), et c’est à glacer le sang (mauvais jeu de mot) ! Si vous souhaitez toujours utiliser des tampons, je vous conseille quand même de le visionner, afin de pouvoir au moins avoir conscience des risques encourus.

Un article sur les serviettes lavables est en cours de rédaction dans l’équipe, afin de partager un autre mode de protection périodique.

 

Et vous, quelle est votre expérience avec la cup ? Préférez-vous les tampons ou les serviettes hygiéniques classiques ? Avez-vous une autre technique ? Votre avis nous intéresse !

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