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Le Japon, voyage dans le turfu (maggle)

Voyage

Le Japon, voyage dans le turfu (maggle)

Le Japon, voyage dans le turfu (maggle)

Durant une dizaine de jours je suis allée au Japon. Je suis restée une petite semaine à Tokyo , quelques jours à Kyoto et un après-midi à Nara. J’ai décidé de rédiger un petit article sur mon voyage parce qu’il y a beaucoup de choses à dire. Cet article détaille mon point de vue sur ce voyage, il n’est pas exhaustif, ne raconte pas tout ce que j’ai vécu (et c’est volontaire) et n’a pas la prétention de servir de base pour juger un pays et son histoire. Il s’agit du résumé d’une expérience subjective.

Si vous voulez un site chouette et accessible pour une organisation de voyage, je vous recommande www.kanpai.fr qui m’a beaucoup aidée dans mon organisation.

 

ON VOYAGE COMMENT

Bon, bah évidemment en avion… Mais j’avais choisi la solution économique : vol avec escale à Pékin, avec une compagnie que je ne recommanderai pas : inconfort, ont failli me faire rentrer un jour plus tard, annulation des dates à plusieurs reprises… mais la nourriture était bonne. Je ne citerai pas le nom de cette compagnie qui commence par Air, et qui finit par China, pour ne pas leur faire de la mauvaise publicité. Si c’était à refaire, je choisirais le vol direct, dans une compagnie différente (quand je gagnerai au loto donc).

Sur place on se déplace au choix : à pieds, en bus, en taxi, en « métro » ou en train (ou en pousse pousse, ou en vélo, ou en roller, ou sur les mains ok, ok). Il existe un système de carte non nominative (donc très rapide à obtenir, pas de dossier ou quoi) que l’on recharge au besoin, et avec laquelle on peut payer les différentes compagnies de métro, mais aussi le taxi, les vending machine, et tout un tas de trucs, pratique non ?

 

PREMIÈRES IMPRESSIONS

Quand on atterri au Japon (Tokyo Haneda pour moi), on se prend 7h de décalage horaire dans les dents. ON ARRIVE DANS LE FUTUR (et ça, ça n’arrive pas tous les jours, à moins de s’appeler Doc ou Marty…). OUI, le turfu maggle.

Donc, c’est courbatue que je sors de mon avion, et que je me lance dans le futur, sur le super long tapis roulant.

Premier arrêt : les toilettes. Détail grivois me direz-vous ? Que nenni, les toilettes au Japon, c’est juste une des preuves qu’on est dans le futur ! Lunette qui s’abaisse ou se lève (la fin du conflit femmes/hommes !) et qui peut être chauffée (confort mais on a un peu l’impression de passer après Gégé qui serait resté assis pendant 45 minutes, puis on s’habitue en fait), pchitt désinfectant, musique pour l’ambiance (bon et aussi pour couvrir le bruit de votre réflexion intime), douchette pour nettoyer ce qui a besoin de l’être, souffle pour sécher (bon ça j’ai pas trop aimé). Pour se laver les mains, on tire la chasse d’eau, et un robinet situé sur le réservoir permet d’utiliser l’eau avant qu’elle ne remplisse le dit réservoir. Ainsi, l’eau qui vous a servi à vous laver les mains, sert aussi à évacuer ce qu’il y a dans les toilettes : MAIS POURQUOI ON N’Y A PAS PENSE IL Y A 100 ANS AU MOINS ?! (on peut acheter des toilettes avec ce type de réservoir en France). A disposition : cotons tiges, cotons démaquillants, serviettes hygiéniques, et parfois j’ai pu voir des feuilles matifiantes pour le visage. Tout ça gratuitement. Alors déjà, tu te sens bien accueilli. (NDLR : les toilettes au Japon c’est tout ou rien, donc on peut aussi trouver un genre de « toilettes à la turque » comme on dit, mais version étroite, c’est le contraste Japonais !).

Et puis très vite, j’arrive dans la gare, avec mon sac à dos (n’en déplaisent aux médisant.e.s, c’était très pratique d’avoir un sac à dos de rando plutôt qu’une valise, surtout quand on court pour choper le dernier train/avion/métro/etc.). Alors là c’est parti, en plein dans les transports en commun.

Armée de ma carte Pasmo (mais il existe une autre carte que l’on peut acheter, qui offre exactement les mêmes fonctions), je commence par la recharger (donc oui, c’est mieux d’avoir du liquide sur soi dès l’aéroport, genre 2000 Yens c’est pas mal). Je me rends à un automate, c’est très facile (parce qu’il y a un menu en anglais, je ne lis pas les kanji), donc hop je charge ma carte, je sors mon itinéraire pour me rendre à l’auberge de jeunesse (j’avais prévu cet itinéraire avant), et je m’engouffre dans le réseau de rails. Dans le métro, tout est nickel, ça brille, ça ne sent pas mauvais, les gens sont disciplinés, bref, déjà, la parisienne que j’ai été ne pouvait que constater qu’en plus d’être dans le futur, j’étais dans un autre pays. Seulement un changement à faire, les stations sont écrites aussi dans notre alphabet, le métro parle, donc cette étape est facile.

Ce qui est sympa durant ce trajet, c’est de pouvoir observer la ville depuis le train. Cela ne paraît rien mais quand on a été parisien.ne, le métro c’est du quotidien. Alors pour moi, prendre le métro dans un autre pays, c’est déjà goûter à l’aventure japonaise.

Une fois sortie du métro, mon itinéraire en main, me voici confrontée à une difficulté en regardant un plan :  au Japon, le Nord n’est pas en haut de la carte, le plan est dans le sens où vous vous trouvez en lisant le panneau. Du coup ça déroute un peu au début, mais bon quand on a une bonne flexibilité mentale : ça passe (ceci est une private vanne pour la personne qui m’accompagnait).

A Tokyo, le taxi coûte le même prix qu’à Paris, du coup, ça vaut le coup de marcher ou utiliser les transports en commun (ouiii ou le vélo, ou les roller, ok ok).

 

ON DORT OÙ ?

A Tokyo j’ai choisi de rester dans une auberge de jeunesse conseillée sur le site kanpai.fr. Très bon choix car le gérant est très sympa, et il est Français (n’y voyez aucun patriotisme, c’est juste que, ne parlant pas le japonais, c’est quand même pratique). Si ça vous intéresse je vous donnerai l’adresse, parce que je recommande cet endroit : chambres individuelles, personnel charmant et efficace, lieux entretenus, petit déjeuner offert, pocket wifi à louer, wifi, ambiance conviviale de partage (en revanche, beaucoup de Français, donc si on ne veut pas en croiser, c’est raté). Le prix est abordable. La douche est payante : 100 Yens les 5 minutes, mais en vrai c’est largement suffisant et ça permet de prendre conscience que la plupart du temps, on gaspille vraiment l’eau ! (C’était la minute écolo, merci). Et bonus : parapluies et vélos sont à disposition, plutôt sympa quand on débarque après mille heures de vol.

Sinon, on peut dormir à l’hôtel, ou en Airbnb, ou ailleurs, je vous laisse checker ça à votre guise sur les sites qui en parlent mieux que moi.

 

LE PAYS DES CONTRASTES

Ah oui, alors clairement, ce qui m’a frappé au Japon, ce sont ses contrastes.

 

Futur/passé :

Au niveau de l’architecture deux options : les années 60-70 (calmez-vous les puristes, je ne suis pas architecte) OU ALORS l’an 2000 (les immeubles en miroirs, super hauts, avec des formes imposantes, ouais ouais, le style La Défense un peu). Le quartier où j’ai séjourné m’a vraiment rappelé les dessins de MATSUMOTO dans Amer Béton. Du coup le paysage de Tokyo est rétro-futuriste selon les quartiers. Et par moment, je me sentais dans le 5ème Élément (en plus, j’avais vraiment une carte multipass).

La culture japonaise offre une place importante à la tradition, et il n’est pas rare de croiser une Geisha, ou tout simplement un couple habillé en kimono et yukata (et avec les fameuses tong et chaussettes à 2 doigts).

On peut aussi croiser des hommes travestis, qui sont totalement intégrés et n’attirent les regards curieux que des touristes.

On peut aussi croiser un Storm trooper qui se promène.

Sinon, on peut aussi croiser des personnes déguisées en personnages de Mario Kart, au volant de leur kart qui conduisent en ville (et même qu’on peut participer, si on paye bien sûr).

Et juste après tout ça, on peut croiser des bonzes en tong. Ouais, ça fait beaucoup de croisements.

 

Paradoxes

Au Japon, on voue un culte à certaines créatures, et on en instrumentalise d’autres. Ainsi, on peut constater que les sakura (les fameux cerisiers) ont une place quasi divine dans la culture japonaise. J’en parlerai plus bas, mais ce sont effectivement des arbres qui dégagent quelque chose d’unique (mais vous me direz, est unique tout ce que l’on a décidé de l’être).

De manière générale, la flore est respectée et traitée avec le plus grand soin. Bon déjà, faut dire que globalement, les Japonais sont très propres, disciplinés et respectueux de leur environnement. Dans les parcs (Ueno <3) on ne trouve pas un papier par terre. Tout est absolument propre, on peut s’allonger dans l’herbe (qui ressemble souvent à de la moquette tellement elle est nickel). Et quand on parle de jardins japonais, attention, ça ne rigole pas ! Les jardins zen sont hypnotisants de perfection, chaque caillou est à sa place, et il y a une place pour chaque pierre.

Les animaux… vaste sujet. J’ai rarement vu de tels contrastes et une telle instrumentalisation des animaux. D’aucuns pourraient croire qu’ils adorent les animaux, mais je n’ai pas vécu l’expérience comme telle. Il existe différents lieux à thème, qui sont en réalité des zoos dissimulés derrière une appellation funky : bar à chouettes, bar à lapins, bar à cochons d’Inde, bar à chats, parc à daims (qui sont en fait de petits cerfs)… Le tout vendu avec mignonnerie et absence de culpabilité.

J’ai testé pour vous : le bar à chouettes !

Un peu malgré moi (on m’avait donné rendez-vous là-bas, mais je n’ai pas d’excuses, je n’avais qu’à refuser), je suis allée visiter un bar à chouettes. Bon alors déjà, ce n’est pas un bar. On ne peut pas prendre un verre pendant que des chouettes volent en “liberté” au-dessus de nos têtes. En fait, je ne sais pas bien à quoi je m’attendais, j’aurais dû me douter, je suppose que je me suis bien arrangée avec la vérité sur le trajet. En réalité, on se lave les mains avec du désinfectant, on pose veste et sacs et on entre dans une petite pièce style grotte synthétique. Et là, on découvre le pot aux roses (et non pas le poteau rose, comme beaucoup trop le pensent encore) : des chouettes stones, attachées par la patte. Plusieurs types, elles sont toutes absolument magnifiques et c’est vrai que lorsque l’on a jamais vu cet oiseau de près, c’est impressionnant.

Pourtant, très vite, la salive qui monte, les larmes qui bloquent la gorge : la nausée. Nous sommes en pleine journée, ce sont des animaux nocturnes, et ils sont éveillés. Les gens les touchent, les caressent, tapotent leur tête, font des selfies. Pire encore, ils les déguisent. Les pauvres oiseaux ne bougent pas, et dans leurs yeux, je lis (je projette ?) toute la détresse du monde. Le monsieur me dit que la nuit elles sont en liberté (en liberté… dans une volière). Je constate alors une différence : les japonais présents paraissent attendris et j’en suis persuadée, trouvent ces volatiles adorables. Ils ne paraissent pas du tout frappés par l’évidence. Mais un peu comme les personnes qui vont aux zoos ou dans les parcs aquatiques : tout est fait pour que l’on ne culpabilise pas. D’ailleurs le paradoxe humain, c’est que les gens qui visitent ce genre d’endroits sont souvent des amoureux des animaux (et oui on peut être amoureux et pourtant faire du mal). Je ne juge pas, c’est un autre débat (que nous traiterons plus tard !). Bref, je ressens très vite le besoin de partir, et exprime mon désir de ne plus participer à ce genre de sortie. Les gens qui m’accompagnent ne partagent pas tous mon ressenti, et pour la plupart, l’expérience fut plaisante et divertissante, “comme des peluches”.

Les “daims” de Nara :

Depuis Kyoto, on peut rejoindre une petite ville du nom de Nara. Le trajet en train permet une contemplation de différents paysages tantôt urbains, tantôt ruraux.

Assez traditionnelle, Nara offre surtout une activité phare : LE PARC DE NARA ET SES DAIMS.

Une légende religieuse raconte qu’un dieu serait entré dans la ville sur le dos d’un daim blanc, et y aurait apporté sa protection. Du coup, les daims sont considérés comme des animaux sacrés (et la peine de mort était d’ailleurs la sanction jadis pour le meurtre d’un daim). Mais cessons de les appeler daims, les éthologues vont se mettre à griffer les murs, en réalité, il s’agit de cerfs Sika. Donc, les cerfs sont en liberté dans le parc, et peuvent aussi sortir dans la ville. Ils sont dodus comme des petits cochons, et pas farouches pour un sou (admirez l’expression ringarde). L’attraction consiste à acheter des biscuits conçus pour eux, à attirer leur attention, à les saluer pour qu’ils saluent en retour, puis à leur donner du gâteau. Mais en réalité, ce sont de petites racailles, ce qui donne lieu à des scènes assez amusantes… Les petits cervidés, qui ont tout compris de l’être humain face à la mignonnerie, poursuivent les gens, essaient de voler leur sac, poussent, mettent la pression au badaud afin d’obtenir les précieux biscuits. C’est assez divertissant. Vous remarquerez peut-être que les bois des bambis sont arrondis en règle général. Cela n’a rien de naturel : ils sont en réalité coupés par les humains lors d’une cérémonie, afin de ne pas blesser les gens, et abîmer les arbres. Les bois tombent à priori une fois par an, et seraient faits de la même matière que l’ongle, donc il semblerait que l’opération ne soit pas douloureuse. Toujours est-il qu’une fois de plus, l’animal est détourné de son mode de vie naturel. Honnêtement, j’ai passé une bonne journée à Nara, et j’ai adoré pouvoir contempler ces charmantes créatures. Mais au final, il s’agit d’une sorte de parc d’attraction. En fin de journée, un signal que je n’ai pas su reconnaître a interpellé tous les quatre pattes, qui se sont mis à gambader, tous dans la même direction :  effet très curieux à constater. Je suis partagée sur l’expérience, je dirais : c’est à faire, mais pas à refaire. Je trouve peu d’articles qui parlent du bien-être de ces cervidés, et je n’ai pas eu l’impression d’une maltraitance (directe) de la part des humains. Si vous devez choisir entre un parc pour admirer la végétation et le parc de Nara, je recommanderai quand même les arbres, pour des raisons éthiques, bien que l’expérience soit intéressante.

Pour finir avec le sujet animaux = divertissement, j’ai vu un petit chien “posé” (et pas POSEY) par son maître devant une boutique, sur un petit escabeau. La boutique vendait des produits pas du tout en lien avec les animaux. A peine une minute après, des gens étaient déjà entrain de se prendre en photo avec lui, qui aboyait et n’avait pas l’air rassuré. Il était donc là pour attirer le client, en plein soleil. Je ne m’étendrai pas sur le sujet pour que mon récit ne se transforme pas en de la pure critique. Mon regard est fortement influencé par mon rapport à la nature, et n’engage que moi (et les autres animaux).

 

Le pays du service, IRASSHAIMASEEEEE !

Oh oui ! Mais oui ! Alors ça je dis chapeau bas (oui, je suis de plus en plus ringarde, je n’ai qu’un mot, ou plutôt deux : tant pis). En effet, l’expression “le client est roi” prend tout son sens au Japon. Le client, mais aussi le touriste (enfin, le gaijin comme on dit là-bas). Chaque boutique est tenue par des vendeurs égaux à eux-même (pas de “je fais la gueule parce qu’il fait moche” ou “je suis vraiment soulé de te voir car je sais que tu ne vas rien acheter” ou encore de “je fais comme si tu n’étais pas là”, bref on n’est pas à Paris), avec la “juste attitude”, ni trop, ni trop peu. Ils sont polis, serviables et discrets. Si vous avez une question, ils se plient littéralement en quatre (non bon pas littéralement) pour vous répondre, jusqu’à ce que vous soyez satisfait (et cela, même chez Uniqlo ou dans un konbini). Dans les grandes enseignes, ils sont munis d’une oreillette et d’un micro et apportent une solution avec efficacité dans la minute. On a un peu le sentiment d’être important partout où l’on va, et cela on ne va pas se mentir : C’EST TROP D’LA BALLE (oui, ça donne des gâteaux à ton Narcisse et tu passes une meilleure journée au final).

Mais mieux encore : les gens eux-même (enfin, les Tokyoïtes), vont jusqu’à vous accompagner à votre destination si vous demandez votre chemin et qu’ils ne peuvent vous répondre en anglais (ce qui est souvent le cas). Jusqu’à parfois vous accompagner pendant une vingtaine de minutes ! C’EST PAS TROP SYMPA CA ? En tout cas, quand on est parisien, on tombe des nues.

Des métiers improbables existent, comme par exemple une personne debout dans un centre commercial, qui a pour rôle de dire bonjour, et de donner des renseignements ou tout simplement vous faciliter la vie. Pour la petite histoire, à la recherche d’une poubelle, et après 20 minutes à me promener avec mon petit sac d’ordures, je me suis adressée à un monsieur qui attendait donc debout. Ne pouvant m’indiquer une poubelle, il a insisté pour prendre le sac pour me débarrasser (c’était un peu gênant, mais bon il a vraiment insisté…).

Les caisses des magasins sont hyper efficaces, ils en ouvrent à mesure des clients, on n’a même plus le temps de s’impatienter (vraiment perturbant).

Le pays du pratique

Alors oui oui oui, à Tokyo, tout (ou presque) est pratique ! On trouve des toilettes propres partout, gratuites, des vending machine en état de fonctionnement (boissons froides, chaudes, nourriture), des casiers pour mettre ses affaires et pas se trimballer avec (et comme personne ne vole, on peut y laisser ses bagages sans crainte), et j’en passe et des meilleures. Je ne peux pas tout citer mais je vais parler des konbini, parce que c’est la vie les konbini !

Un konbini c’est quoi ? Une épicerie/supérette japonaise. Mais alors attention : ouverte tous les jours, tout le temps. On y trouve de TOUT. Des distributeurs d’argent, des câbles internet, de la nourriture (salée, sucrée, chaude, froide, surgelée, bento, sushi/onigiri, sandwich, etc.), des habits, des sextoys, des produits ménagers, des produits de beauté, des magazines, des micro-ondes pour ce qu’on vient d’acheter, de l’eau chaude pour les ramen, du tabac, des jeux vidéos, certains services de la poste, des médicaments, des tickets de cinéma, on peut y régler ses factures, recharger son téléphone, imprimer des photos… et bien sûr un accès wifi gratuit est disponible. Donc là, on est au top du magasin pratique.

Le Pasmo (ou la carte Suica) est le pass Oyster ou Navigo du Japon. Sauf qu’il n’est pas nominatif, ce qui présente quelques avantages : on le fait en 5 minutes montre en main, on le recharge partout, pas besoin de tout un tas de justificatifs. Et donc il ne faut pas le perdre sinon tant pis pour vous. Mais c’est tellement pratique ! On peut payer non seulement les transports avec, mais aussi le taxi, les vending machine, on peut régler dans les konbini… et en plus si jamais on se trompe de destination et qu’on a validé son pass, en un geste, l’employé.e qui attend devant les barrières du métro/train vous recrédite votre carte. Enfin, si vous ne liquidez pas tout, on peut vous rembourser l’argent qu’il reste dessus. Franchement, avec une petite dizaine de compagnies de trains, se déplacer à Tokyo avec son unique Pasmo est totalement facile.

Il existe également le JR Pass, qui est un forfait à la semaine ou plus, qui permet de prendre les grandes lignes ainsi que certaines lignes de métro (à prendre si vous voulez sortir de Tokyo 2-3 fois)

Bon ce qui n’est pas pratique par contre, c’est l’absence de poubelle. Oui, on est responsable de ses ordures, alors on se promène avec un petit sac en plastique dans son sac à main ou sa sacoche, et on le gère tout seul. Paradoxalement encore, dans les parcs, et lors d’événements notamment, on trouve des espaces poubelles carrément énormes, avec du tri sélectif à fond dans des gros bacs tellement bien mis en valeur qu’on a vraiment envie d’y jeter des choses.

Cette liste de praticité n’est pas exhaustive. Comme ce récit, mais bon un voyage ça se vit avant tout (on dirait vraiment un slogan pour une agence de voyage).

 

Droiture VS débauche

Le Japon a cette image studieuse à raison : on trouve des femmes et des hommes d’affaires en costume attaché-case partout dans les rues, et à toute heure. Au pas de course et endormi.e.s dans les transports en commun, l’ambiance respire le travail sérieux. Pourtant, le week-end, attention, ils savent se détendre. Et par se détendre, j’entends se lâcher complètement : vomi partout, roulade dans les escaliers, à quatre pattes sur le trottoir, assoupi.e.s dans la rue, éclats de rire… et cela qu’on soit une femme ou un homme (ou toute autre “catégorie”). Ce qui est plutôt surprenant quand on ne s’y attend pas (retrouvez toutes mes phrases de Captain obvious sur phrasesbateau.fr).

 

J’arrête ici mes comparaisons, car après faut le dire, ça devient chiant pour vous (pas pour moi, j’adore taper sue monclvier sans regarder).

 

ONSEN

A POIL ! Oui tou.te.s nu.e.s ! Pas mixte hein quand même.

Ces bains publics vous accueillent donc pour quelques centaines de Yen, dans votre tenue la plus naturelle. Bains chauds, très chauds, froids, très froids, extérieurs, massage, électriques (si.), sauna vous attendent si vous voulez vous détendre. De nature pudique, j’ai adoré l’expérience. Être au milieu de ces femmes de tous âges (mais surtout +30 jusqu’à +/-75) qui s’en tamponnent le coquillard de la cellulite, des poils, des seins, bah ça détend vraiment. Je me suis sentie libérée, délivrée (désolée). J’y suis allée deux fois, et si cela existait en France, j’irais bien tous les soirs après le travail, un moment pour soi, pour bien sentir son corps, et se sentir bien dans son corps (maintenant, on fait dans le slogan déo un peu, non ?).

FUJI Q

IN-CRO-YA-BLE

Les meilleures attractions de ma vie ! Pourtant j’en ai fait des vraiment sympa durant mes différents voyages. Mais là, laissez-moi poser le cadre : au pied du Mont Fuji (déjà), avec des rollercoaster hors du commun, Guinness des records… et deux à trois heures de queue par attraction c’est vrai. Mais franchement, si vous aimez les montagnes russes et que vous n’avez pas froid aux yeux, sautez dans le train depuis Tokyo, et 2-3 heures de rail plus tard : c’est la grosse fête !

Déjà, les attractions sont tout bonnement démentes, que ce soit en vitesse, en courbes, en degré de pente… tout est démesuré. En plus, si vous pouvez garder vos yeux ouverts comme je l’ai fait, vous dégusterez un panorama délicieux, vue sur le mont Fuji et sensation d’être un oiseau garantie !

Seul gros inconvénient : la durée des files d’attentes… jusqu’à 2-3 heures le week-end ! Privilégiez donc la semaine et faites tout pour arriver tôt. Il parait que l’on peut acheter des billets coupe files mais je n’en avais personnellement pas pris. Donc il vous faudra faire un choix parmi les attractions. Sachez qu’il y a une maison hantée qui semble être un ancien hôpital psychiatrique (ce que la légende raconte) et apparemment c’est vraiment flippant (amateur de The Grudge, The Ring et autre douceur nippones, foncez !). N’étant pas très confiante en ce qui concerne mes réflexes de défense quand je suis surprise, j’ai préféré miser sur les attractions de type rollercoaster. En effet, il parait que des acteurs rodent dans l’hôpital et essayent de vous surprendre, très mauvaise idée avec moi haha.

LES CERISIERS

Je n’étais pas prête à ressentir quelque chose d’aussi fort pour certains arbres. Je suis du genre à contempler la nature dans sa beauté la plus simple, à observer un insecte vivre sa vie pendant plusieurs minutes, ou simplement apprécier l’écorce d’un arbre, certes. Mais je ne pensais pas être émue presque aux larmes en voyant des arbres en fleurs. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, je fus époustouflée par l’aura des sakura. Ces petites fleurs blanches dont les pétales se détachent délicatement en flottant dans les airs ont ravi mon cœur. Le sol, maculé de blanc fait perdre toute notion de temps ou de saison et je n’ai pu prendre de photo qui rendait l’effet tel que je l’ai vécu. Bon, vous me trouvez peut-être un peu tarte là, mais l’avantage c’est que les japonais présents dans le parc partageaient mon émotion (j’étais donc parfaitement dans le moule, pour une fois), les gens se prennent même en selfie devant leurs arbres favoris.

NDLR : cet article a été rédigé sous l’effet d’aucune drogue, même la partie sur les cerisiers.

BILAN

Je pourrais écrire encore pendant des heures, il y a tant de choses que je n’ai pas racontées dans cet article. Je n’ai voyagé qu’une dizaine de jours, mais je suis rentrée avec énormément de souvenirs et de nouvelles images pour ma banque visuelle (« les meilleures photos sont celles que l’on fait avec les yeux » S.G citant Pipo G.).

Aussi, j’ai dû faire une sélection pour rédiger cet article. J’ai beaucoup aimé ce voyage et je pense qu’il est à faire, ne serait-ce que pour goûter à cette culture si différente de la nôtre, et retrouver avec plaisir (ou pas) notre France chérie (ou pas, encore). A la fin du voyage, j’étais un peu surstimulée, et pas dans le bon sens du terme (trop de lumières, de sons, de gens, d’odeurs pour moi). J’ai pu constater que des gens pleuraient au retour, alors que d’autres planifiaient déjà leur prochain voyage, c’est donc un pays qui ne laisse personne indifférent. 

Si j’y retourne, ça sera pour aller m’enfoncer dans la campagne et les villes moins connues. Et j’essaierai d’aller visiter Hiroshima… parce que quand même.

Et vous, vous allez quand au Japon ?

(si cet article vous a plu, essayez celui-ci)

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